Lune (nom féminin, subst. féminin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom féminin 

XI e siècle. Issu du latin luna, de même sens.
1. Astre satellite de la terre, qui réfléchit sur elle la lumière qu'il reçoit du soleil. ( Lune prend la majuscule en astronomie.) Les phases de la Lune. La face visible, la face cachée de la Lune. Éclipse de Lune, voir . Les cirques, les mers de la Lune. Un croissant de . Lune ascendante, descendante. Nouvelle , se dit de la phase durant laquelle la est entièrement obscurcie, avant le premier croissant. Pleine , phase pendant laquelle elle apparaît éclairée tout entière. Une nuit de pleine . Une nuit sans , où la n'est pas visible. L'âge de la , le nombre de jours écoulés depuis la nouvelle . Le premier, le dernier quartier de la . Le déclin ou, vieilli, le décours, le décroît de la . La se lève. Clair de , voir . « Au clair de la », célèbre chanson populaire. Un rayon de . Le halo de la . Un chien qui aboie à la . Lune gibbeuse, voir . Par méton. Mois lunaire. Compter les s. La première, la quatrième . Lune rousse, se dit parfois de la lunaison d'avril. On craint la rousse à cause des vents froids et des gelées dont elle est ordinairement accompagnée et qui font roussir les jeunes pousses. Par anal. Se dit des satellites naturels d'autres planètes. Les deux s de Mars. Titres célèbres : Histoire comique des États et Empires de la Lune, de Cyrano de Bergerac (1657) ; De la Terre à la Lune, de Jules Verne (1865).
2. Locutions et expressions figurées. Par allusion à la forme de cet astre. Une face de , large et ronde . Un visage de pleine . Pop. La , le derrière, les fesses. Par allusion à la lunaison. Depuis des s, depuis très longtemps. Une vieille , se dit de ce qui semble appartenir à des temps reculés, à une époque révolue. Renvoyer aux vieilles s, rejeter comme démodé, désuet, périmé. Lune de miel, les premiers temps d'un mariage, où l'entente est réputée parfaite entre les époux et, par ext. (iron.), la période qui suit immédiatement la conclusion d'une union, d'une alliance. Par allusion à l'influence que cet astre passe pour exercer sur l'humeur des hommes. Être dans une bonne, une mauvaise , dans de bonnes, de mauvaises dispositions. Un coup de , un coup de folie. Cet astre étant pris comme symbole du rêve, de l'irréel, du chimérique. Être dans la , distrait, inattentif, perdu dans ses pensées. Tomber de la , laisser paraître un étonnement naïf en découvrant des faits connus de tous. Un pêcheur de s, un rêveur. Demander la , demander une chose impossible, chimérique. Promettre la , faire des promesses illusoires, trompeuses. Fam. Il est prêt à décrocher la , à tenter l'impossible. Vouloir prendre la avec les dents, rêver d'une chose impossible.
3. Par anal. Lune d'eau, nénufar blanc.

Une de mer ou, en apposition, un poisson- et, ellipt
(au masculin), un , poisson des mers chaudes dont le corps est en forme de disque, et qu'on appelle aussi Môle. Pigeon , pigeon à plumage blanc satiné, à collier roussâtre.

Pierre de , feldspath aux reflets nacrés



Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

Planète, quarante-neuf fois plus petite que la terre, dont elle est le satellite et autour de laquelle elle tourne en vingt-sept jours sept heures quarante-trois minutes : elle l'éclaire, pendant la nuit, suivant ses phases, de la lumière qu'elle réfléchit du soleil. "Le globe, le disque, les phases, les" "quartiers, les taches de la . La est dans son apogée, dans son périgée. L'interposition de la entre la terre et le soleil. Le croissant de la " ou, simplement, "Le croissant. Le décours de la . Au déclin de la . La est dans son plein. Pleine . Nouvelle . Le premier, le dernier quartier de la . Clair de . Une éclipse de ."
"Lune rousse," La d'avril. "On craint la rousse à cause des vents froids et secs dont elle est ordinairement accompagnée et qui font tort aux fruits."
Fig. et fam., "Aboyer à la ." Voyez ABOYER.
Fig. et fam., "Vouloir prendre la avec les dents." Voyez DENT.
Fam., "C'est un visage de pleine ," se dit d'une Personne qui a le visage fort plein et fort large.
Fig. et pop., "Avoir des s," Être sujet à des fantaisies, à des caprices.
Fig. "Pêcheur de s," Poète, rêveur.
Fig. et fam., "Faire un trou à la ," S'en aller furtivement et sans payer ses créanciers.
Fig., "La de miel," Le premier mois, les premiers temps du mariage.



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Satellite qui tourne autour de la terre et qui l'éclaire la nuit. La est quarante-neuf fois plus petite que la terre, elle tourne autour d'elle en vingt-sept jours sept heures quarante-trois minutes ; elle en est éloignée, à son apogée, de quatre-vingt-onze mille quatre cent cinquante lieues, et, à son périgée, de quatre-vingt mille cent cinq. L'interposition de la entre la terre et le soleil.
MOL.: « Vous devriez.... Ne point aller chercher ce qu'on fait dans la , Et vous mêler un peu de ce qu'on fait chez vous »
MOL.: « Il me tarde.... de nous signaler par quelque découverte.... Pour moi, sans me flatter, j'en ai déjà fait une, Et j'ai vu clairement des hommes dans la »
PASC.: « Lorsqu'on ne sait pas la vérité d'une chose, il est bon qu'il y ait une erreur commune qui fixe l'esprit des hommes, comme, par exemple, la , à qui on attribue le changement des saisons, le progrès des maladies.... »
PASC.: « Ce qui fait qu'on croit tant de faux effets de la , c'est qu'il y en a de vrais, comme le flux de la mer »
SÉV.: « Elle est encore plus belle, cette , sous les arbres de votre abbaye ; je la regarde, et je songe que vous la regardez ; c'est un étrange rendez-vous »
VOLT.: « Combien comptez-vous d'ici à la ? soixante demi-diamètres de la terre en nombres ronds »
LAMART.: « La est dans le ciel, et le ciel est sans voiles ; Comme un phare avancé sur un rivage obscur, Elle éclaire de loin la route des étoiles »
    Terme de l'ancienne astronomie. Le ciel de la , le ciel solide dont on supposait que le mouvement emportait la , et qui était le plus voisin de la terre.
RÉGNIER: « [Il] Élève ses desseins jusqu'au ciel de la »
    Les anciennes superstitions accordaient à la sorcellerie un pouvoir sur la .
CORN.: « Ces herbes ne sont pas d'une vertu commune ; Moi-même en les cueillant je fis pâlir la »
    Coucher à l'enseigne de la , coucher en plein air.
    Quelques chiens aboient à la .
    Fig. et familièrement. Aboyer à la , crier contre une personne à qui l'on ne peut faire de mal.
SAINT-SIMON: « J'avais beau les ramener à l'impossibilité de chasser les jésuites ; ils persistaient, le dirai-je, à aboyer à la »
VOLT.: « Le natif de Saint-Malo [Maupertuis] ne partit point pour la , comme il le croyait, il se contenta d'y aboyer »
    Garder la des chiens ou des loups, prendre une peine inutile.
GARASSE: « Bon Dieu ! que serait-ce si nos malédictions étaient des arrêts ! mais celui qui a gardé jusques à maintenant la des chiens, gardera bien les religieux des fulminations de votre colère »
    Il n'en est pas encore à faire la révérence à la , il n'est pas fou.
    Ce cheval est sujet à la , voy. LUNATIQUE.
    Confrère de la , mari trompé par sa femme, ainsi dit à cause des cornes de la .
    Fig. Faire un trou à la , voy. TROU.
    Vouloir prendre la avec les dents, vouloir une impossibilité.
VOIT.: « Je crois que vous prendriez la avec les dents si vous l'aviez entrepris »
LA FONT.: « Prendre la aux dents serait moins difficile »
SÉV.: « Vous savez que c'est un des plus honnêtes garçons qu'on puisse voir [un homme condamné aux galères pour avoir fait tenir une lettre à la mère de Fouquet], et propre aux galères comme à prendre la avec les dents »
    Demander la , demander une chose impossible.
    Fig. Pour cela il irait dans la , pour cela il n'est rien qu'il ne fît, même aller dans la , ce qui est impossible.
    Fig. Voir la à gauche, expression qui paraît signifier avoir des mécomptes.
SÉV.: « Montgobert m'a conté fort plaisamment les manoeuvres de la belle Iris, et les jalousies de M. le comte [de Grignan] ; je crois qu'il verra souvent la à gauche avec cette belle »
    Familièrement. C'est une , un visage de pleine , se dit d'une personne qui a le visage fort plein et fort large.
    Fig.
BABOEUF: « Vous êtes aussi lâches que la , qui n'ose se montrer que la nuit »

 2   Lune se dit des phases ou différentes apparences qu'elle présente dans sa rotation autour de la terre. Le décours de la . Sur la fin de la . Au déclin de la . Le premier, le dernier quartier de la . Nouvelle . Pleine . La est dans son plein.
SÉV.: « Je me purgerai après le plein de la »
SÉV.: « Voilà un commencement de qui pourra nous ramener du beau temps »
FONTEN.: « Et je gage que, quand nous avons pleine , c'est que toute la moitié lumineuse de la est tournée vers la moitié obscure de la terre »
    L'âge de la , les jours qui se sont écoulés depuis la nouvelle . La a tant de jours.
VOLT.: « Quel quantième de la avons-nous ? Faudra-t-il que M. le marquis se tue à calculer une éclipse, quand il la trouve à point nommé dans l'almanach, qui lui enseigne de plus les fêtes mobiles, l'âge de la et celui de toutes les princesses de l'Europe ? »

 3   Clair de , clarté que la répand sur la terre. Au clair de la , Mon ami Pierrot, Vieille chanson populaire.
SÉV.: « Les belles soirées et le clair de me donnaient un souverain plaisir »
DIDER.: « Je suis sûr que jamais clair de ne vous a autant affecté dans la nature que dans une des nuits de Vernet »
    Lune se dit pour clair de .
SÉV.: « Je fus avant hier toute seule à Livry me promener délicieusement avec la ; il n'y avait aucun serein ; je me suis fort bien trouvée de cette petite équipée »
SÉV.: « Je vous assure, ma fille, que je n'y vais point [au serein] ....je résiste à la beauté de cette , avec un courage digne de louanges »

 4   Par extension. Lune se dit des satellites des autres planètes que la terre. Les s de Saturne.
FONTEN.: « Pour peu qu'on entende les principes de la géographie et de la navigation, on sait que, depuis que ces quatre s de Jupiter sont connues, elles nous ont été plus utiles par rapport à ces sciences, que la nôtre elle-même »
FONTEN.: « Les astronomes eussent eu beau découvrir de nouvelles planètes subalternes, ils n'en étaient plus touchés ; les deux dernières s de Saturne, par exemple, ne les ont pas charmés ni ravis comme avaient fait les satellites de Jupiter »

 5   Mois lunaire.
MALH.: « À peine la quatrième Achève de faire son tour »
MAIRET: « Enfin nous éprouvons, à la neuvième , Avec pareil hasard différente fortune »
SÉV.: « Je suis ravi que le petit enfant se porte bien ; Villebrune dit qu'il vivra fort bien à huit mois, c'est-à-dire, huit s passées »
SÉV.: « Je vous prie de compter les s pendant votre grossesse ; si vous êtes accouchée un jour seulement sur la neuvième, le petit vivra ; sinon, n'attendez point un prodige »
CHATEAUBR.: « À la prochaine des fleurs, il y aura sept fois dix neiges et trois neiges de plus que ma mère me mit au monde sur les bords du Meschacébé »
V. HUGO: « Cités [mahométanes] aux dômes d'or où les mois sont des s »
    Fig. La de miel, le premier mois de mariage.
VOLT.: « Zadig éprouva que le premier mois du mariage, comme il est écrit dans le livre du zend, est la du miel, et que le second est la de l'absinthe »
    Lune rousse, voy. ROUX.

 6   Familièrement. Caprice, par une métaphore tirée des changements perpétuels de la . Il a des s, il est sujet à des s, se dit d'un homme fantasque et inégal.
DANCOURT: « Ces dames ont bon goût, et c'est la même Qui gouverne, je crois, le cerveau de chacune »
    Prendre quelqu'un dans sa bonne , dans sa mauvaise , avoir affaire à lui quand il est de bonne humeur, de mauvaise humeur.
    Avoir la dans la tête, un quart de , être un peu fou.

 7   Nom d'une plaque de métal, qu'on met au devant et aux côtés de la tête des mulets d'équipage, et où sont gravées les armes du maître.

 8   Se dit, à la paume, d'un trou placé au haut de la muraille qui est du côté du toit où l'on sert. Mettre dans la .

 9   Nom donné à l'argent par les alchimistes.
    Lune cornée, ancien nom du chlorure d'argent.
    Lune des philosophes ou vive, le mercure hermétique.

 10   Lune d'eau, nénuphar blanc.

 11   Lune de mer, poisson du genre tétrodon que l'on nomme aussi molle, meule et poisson d'argent.

 12   Papillon d'Amérique.

 13   Crachat de la , voy. NOSTOC.

HISTORIQUE
    XIème siècle
     Ch. de Rol. CLXXX: Claire est la nuit, e la est luisant
    XIIème siècle
     Rou, ms. p. 86, dans LACURNE: Souvent [il] depreia [pria] Dieu qui fist e soleil....
    XIIIème siècle
     Anc. poés. franc. Vatic. dans LACURNE: La est nouvele, Si croi que vous en aiés Plus tenre cervele
     Ms. de Poés. franç. avant 1300, t. I, p. 394 dans LACURNE: Mes cuers [mon coeur] cui proece faut, Descroit come
    XVème siècle
     La font. des am. de sc. 4 4: Et puis entendons par l'argent Luna le metal noble et gent
CH. D'ORLÉANS: « Je ne congnois plus faulse soubs la »
    XVIème siècle
D'AUB.: « Parrabere l'emporta [une place de guerre] sur le point de la que nous appellons des entreprises, et c'est après le dernier quartier »
D'AUB.: « Au raiz de la »
ROGER DE COLLERYE: « Il ne fault qu'une heure oportune Pour biens et honneur acquerir. - Tu dis vray, il n'est heure qu'une ; Mais s'el n'est prise en bonne , Plus n'y fault chercher ne querir »
YVER: « L'amant espioit toutes commoditez d'effectuer son dessein ; mais (Dieu garde la des loups) il profitoit autant que s'il eust lavé un corbeau pour le blanchir »
     ib. f° 73: Voyant tous ses efforts succeder si à rebours, qu'il sembloit né à la quatrieme
PASQUIER: « Nous participons tous de la , c'est à dire que nous sommes fous en la chose où nous applicquons nostre fantaisie entiere »
COTGRAVE: « Les biens de la fortune passent comme la »
LEROUX DE LINCY: « Il n'y a point de danger, la est refaite »
RAB.: « Je ne suys point clerc pour prendre la avec les dents »
RAB.: « Je vis deux giborins à part sur le haut d'une tour, lesquels faisoient sentinelle, et nous fut dit qu'ils gardoient la des loups »

ÉTYMOLOGIE
    Picard, leune, lêne ; bourguig. leugne ; provenç. luna, lhuna ; catal. lluna ; espagn. et ital. luna ; portug. lua ; du lat. luna, syncope de Lucina, nom de Junon ou de Diane présidant aux accouchements ; Lucina vient de lucere (voy. LUIRE).


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


Planète, plus petite que la terre, dont elle est satellite et autour de laquelle elle tourne à peu près en vingt-sept jours: elle l'éclaire, pendant la nuit, suivant ses phases, de la lumière qu'elle réfléchit du soleil. "Le corps, l'orbite, le cercle, le globe, le disque, les phases, les quartiers, les taches de la . La est dans son apogée, dans son périgée. L'ombre de la . L'interposition de la entre la terre et le soleil. Le croissant de la ," ou simplement, "Le croissant. Le décours de la . La est en décours, dans son décours. Sur la fin de la . Au déclin de la . La est dans son plein. L'âge de la . Pleine . Nouvelle . C'est aujourd'hui nouvelle . Le premier, le dernier quartier de la . Clair de . Il fait un beau clair de . Danser, lire au clair de la . Une éclipse de . Quand la est éclipsée. La a tant de jours. La de mars, d'avril, etc. À quel quantième de la sommes-nous? Quelques chiens aboient la , aboient à la ."
"Lune rousse," La d'avril. "On craint la rousse, à cause des vents froids et secs dont elle est ordinairement accompagnée, et qui font tort aux fruits."
Fig. et fam., "Aboyer à la ," Crier contre une personne à qui l'on ne peut faire de mal.
Fig., "Ce cheval est sujet à la ," Il a la vue grasse, sa vue se charge et s'obscurcit de temps en temps.
Prov. et fig., "Vouloir prendre la avec les dents," Vouloir faire une chose impossible.
Fam., "C'est une , un visage de pleine ," se dit D'une personne qui a le visage fort plein et fort large.
Fig. et pop., "Avoir des s," Être sujet à des fantaisies, à des caprices.
Fig. et fam., "Prendre quelqu'un dans sa bonne , dans sa mauvaise ," Avoir affaire à lui quand il est de bonne humeur, de mauvaise humeur.
Prov. et fig., "Faire un trou à la ," S'en aller furtivement, et sans payer ses créanciers.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



s'est dit aussi, poétiquement, pour Mois. "Depuis quatre s."
Fig., "La de miel," Le premier mois du mariage.



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



est aussi Le nom que les anciens chimistes donnaient à l'argent.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. féminin 

Planète qui est plus proche de la Terre que toutes les aûtres, et qui nous éclaire souvent pendant la nuit. 'La "lune" emprunte sa lumière du soleil. 'Clair "de ". 'Lire, danser au clair de "la ", etc. = En style proverb. "Avoir des s"; être "sujet à des s"; avoir "la " ou "un quartier de la dans la tête:" c'est être fantasque, inégal, un peu fou. "Faire un trou à la ", s'en aler sans rien dire et sans payer ses créanciers. Voyez ABOYER, DENT.




Emplacement dans le dictionnaire :

luminaire
luminescence
lumineusement
lumineux
luminosité
lunaire
lunaison
lunatique
lundi

luné
lunetier
lunette
lunetté
luni-solaire
luniforme
luno
lunulé
lunule
luon
lupanar




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Jean MORÉAS (Iphigénie)

...et la terre de Phthie. Clytemnestre eh bien, qu'il vive heureux avec Iphigénie ! Ma tendresse sans plus le cède à leur amour. L'épouse-t-il bientôt ? Agamemnon nous attendons le jour que la lune sera dans sa phase propice. Clytemnestre as-tu comme il convient offert le sacrifice qui précède l'hymen ? Agamemnon a cette heure j'en suis tout occupé. Clytemnestre c'est bien, fais...


Citation n°2 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...dépouille, aux studieuses nuits, -et près du feu je vois une vieille accroupie et filant sa quenouille. Toi que j'ai rencontrée à tous les carrefours où tu guidais mes pas, mélancolique et tendre, lune, je te verrai te mirant dans le cours d'une belle rivière et qui commence à prendre. 1er LIVRE (V) Tu crains de confesser tes imperfections, tu pleures, pauvre sot, sur ta force perdue. Je veux dix...


Citation n°3 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...laisse-moi ma douleur qui nourrit ma pensée et me fait l'âme forte. 1er LIVRE (XIV) Ce que ma fantaisie a ce soir entrepris ressemble à quelque essaim aux vibrantes antennes. Bien que la lune manque à ce ciel de Paris, la merveille du monde après celui d'Athènes. Muse, que sur mon front tu te viennes pencher en me montrant tes yeux qui sont mon plus doux charme je saisirai la lyre...


Citation n°4 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...sais que la gloire ment. Enveloppez mon coeur dans les plis de vos ombres ; ma muse, fille des cités, ô bois, a su garder au fond de ses yeux sombres le souvenir de vos beautés. 3e LIVRE (X) Belle lune d'argent, j'aime à te voir briller sur les mâts inégaux d'un port plein de paresse, et je rêve bien mieux quand ton rayon caresse, dans un vieux parc, le marbre où je viens m'appuyer. J'aime ton...


Citation n°5 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...qui porte Apollon au bout de mes dix doigts je suis la fable du vulgaire ; à l'ordre un tel tribut, je l'ai dû, je le dois, ce jourd'hui, jadis et naguère. 4e LIVRE (XIII) Je te sens sur mes yeux, lune, lune brillante dans cette nuit d'été ; mon coeur de tes rayons distille l'attrayante et froide volupté. Si tu n'es plus Diane, et quand tu serais morte, tu guides bien mes pas dans l'ombre et sur...


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